« Cyrano » 3 femmes et des bougies

« Cyrano » 3 femmes et des bougies

« Cyrano » 3 femmes et des bougies

Bonjour tout le monde !

Je vous emmène à nouveau au théâtre, je vous emmène voir une pièce tout à fait originale sur un sujet archi connu et pourtant tellement nouveau !

Sans même l’avoir vu, on connaît le personnage

Alors ?

Une énième version ? A quoi bon ?

Détrompez-vous !

Le spectacle est éclairé aux chandelles … ah bon ?

Une excellente initiative, comme au temps de sa création.

Des masques atypiques, des costumes colorés, très colorés …

Mais encore ? Il vous en faut plus ?

Eh bien, vous ne serez pas déçu(e)s, ici nous avons trois femmes qui sont sur scène, et quelles femmes !

Je suis sûre que Cyrano aurait adoré, lui le truculent et poétique personnage si attachant.

Je vous parle maintenant des intervenants, pour que vous compreniez la qualité de leurs prestations.

Le metteur en scène : Bastien Ossart (le Théâtre Les Pieds Nus)

Il parle mieux que moi de sa mise en scène :

« On revient à Cyrano à Cyrano parce que ça nous plaît » …

Sa « gourmandise artistique » comme il dit

Il a voulu uns mise en scène différente par la distribution « trois femmes »

Par la forme « influence du théâtre baroque et des traditions des théâtres orientaux »

Mais aussi par » les maquillages,les codes de jeu frontal, la gestuelle »

« Honorer l’oeuvre en ouvrant de nouvelles perspectives scéniques »

Pari réussi, je suis sous le charme.

Je remercie vivement Julien Wagner de m’avoir mise en contact avec cette troupe avec laquelle j’ai passé un agréable moment (voir la vidéo)

Iana-Serena de fruitàs

Comédienne-chanteuse, diplômée  d’études musicales, joue de nombreux instruments.

Après avoir joué sur scène, elle dirige une troupe d’improvisation, à Grenoble, avec laquelle elle remporte de nombreux tournois.

Démarre du théâtre en entreprise.
Fait de la mise en scène.

En 2012, elle intègre le cours Florent.

Puis sa rencontre avec Bastien Ossart qui la pousse à vivre pleinement sa passion.

En 2016, ils créent ensemble Le Théâtre des Pieds Nus

Lucie Delpierre

Comédienne, danseuse, chanteuse.

Diplômée en architecture, elle ne désire pas se lancer dans cette voie…

Elle suit une formation en art dramatique à Annecy, des cours de hip hop et de danse contemporaine.

En 2016, elle obtient son prix de conservatoire en art dramatique avec sa création, Claire et Solange, le fantasme de Madame.

Elle continue sa formation, aide la ville de Faverges (haute Savoie) à développer l’activité culturelle.

En même temps, elle joue avec Le Théâtre des Pieds Nus pour Cyrano.

Marjorie de Larquier

Comédienne et chanteuse

Marjorie a joué dans Peer Gynt d’Ibsen avec la troupe act6

Elle interprète Carmen dans Le Balcon de Jean Genêt.

Marjorie explore le Grand Guignol.
Elle chante Fréhel et Damia….

Petit à petit le chant prend une place importante dans sa carrière

Elle tourne pour la télévision et le cinéma…Une comédienne qui n’a pas fini de nous surprendre !

Le Funambule, théâtre du XVIIIème arrondissement

Niché au coeur de Montmartre, ce petit théâtre présente une programmation qui a tout pour vous séduire.

Métro Lamarck-Caulaincourt, qui se douterait que rue des Saules, ce petit théâtre regorge de bons spectacles ?

Et bien je vous encourage vivement à découvrir leur programmation sur leur site ICI.

Et plus particulièrement, je vous recommande « Cyrano », comme vous ne l’avez jamais vu !

Vous pensiez le connaître par coeur ?

Et vous pensiez même tellement le connaître (même au cinéma … Gérard Depardieu )qu’en voyant l’affiche vous ne vous seriez même pas arrêté ?

Vous allez être surpris par l’originalité de cette version.

Voilà ce que je peux vous dire de « Cyrano » 3 femmes et des bougies

Et maintenant, voici l’interview réalisée avec la compagnie après le spectacle !


A tout bientôt les ami(e)s

Continue Reading

Archives des studios de la Victorine

archives des studios de la victorine

Archives des studios de la Victorine

Archives des studios de la Victorine

Bonjour à tous !

Comme promis dans mon article précédent, je voulais partager avec vous quelques images d’archives de notre patrimoine cinématique niçois

Des images de films mythiques qui laissent de bons souvenirs !

Je vous rappelle que 2019 fête les 100 ans de cette Institution niçoise à la renommée internationale.

 Archives des studios de la Victorine

Archives des studios de la Victorine

J’ai pris les photos dans le parc des studios de la Victorine où se tenait l’exposition d’une partie de la collection particulière des frères Mirkine.

Donc, bien entendu, les clichés originaux sont leur oeuvre, et je m’excuse de la qualité, les copies de copies ne sont jamais formidables…

Mais j’espère que ces souvenirs rappelleront de bons moments à plusieurs d’entre vous

Je commence par Brigitte Bardot

On la voit ici lors du tournage de « Et Dieu créa la femme » de Roger Vadim

Sorti en 1956, Brigitte sera la partenaire de Jean-Louis Trintignant.
Mirkine les a immortalisés lors d’une pause.

On se souvient à tout jamais du mambo endiablé (et outrageusement sensuel) de Brigitte dans la boîte de nuit de Carradine (Curd Jurgens)

Bernard Blier, le BB masculin

Il n’avait certes pas le profil de Don Juan….

On le voit ici dans ‘L’école buissonnière » de Jean-Paul Le Chanois

Il est très jeune et, déjà, légèrement enrobé.

Le film sort en 1949, une longue carrière s’ensuivra.

Le très regretté Gérard Philippe

Dans les années 50-60, les films de cape et d’épée sont très en vogue.

Le trublion Gérard Philippe excellera dans le genre avec « Fanfan la Tulipe », de Christian Jaque, sorti en 1952

Gérard Philippe est connu surtout comme comédien de théâtre, il restera à jamais « Le Cid », qu’il interprète de nombreuses fois, jamais égalé.

Né à Cannes en 1922, c’est l’acteur très convoité de l’après guerre.
Il meurt à 38 ans d’un cancer très rare et foudroyant.

Jean Gabin, bien sûr !

Ici avec Sylvia Montfort dans « Le cas du docteur Laurent »

De Jean-Paul Le Chanois, le film sort en 1957

Mireille Darc surnommée « La grande sauterelle »

C’est également le titre d’un de ses films

Ici on la voit avec Giorgio Brook, dans « La Blonde de Pékin » de Nicolas Gessner.

Le film sort en 1968.

Elle habitait Boulogne et j’ai eu l’occasion d’aller chez elle quelques fois.

Une grande dame, respectueuse des autres.

Mylène Demongeot et Henri Vidal

 

Réunis à la Victorine pour « Une manche et la belle » de Jean Verneuil.

Le film sort en 1957, il est tourné en intérieur à la Victorine, en extérieur dans Nice et Venise.

L’inégalable Michèle Morgan

Dans « Rencontres » de Philippe Agostini, toujours très classe, Michèle Morgan en sirène….

Le film sort en 1962, un drame sur front de mer.

Maurice Ronet, en meurtrier

 

Dans ce film de Claude Autant Lara, c’est Robert Hossein qui jouait l’inspecteur

Sorti en 1963, le film est une intrigue comme Claude Autant Lara était le maître.

Vanessa Redgrave incarne Isadora Duncan

Dans « Isadora »  de KarelReisz, sorti en 1968, un film franco-britannique.

Une belle biographie de la célèbre danseuse qui jeta les prémices de la danse contemporaine.

Sur la photo, on voit la fameuse voiture, et le foulard légendaire de la danseuse, morte étranglée par sa longue écharpe prise dans les rayons de l’Amilcar GS.
La mort tragique d’Isadora a lieu à Nice en 1927, elle a 50 ans.

Voilà quelques acteurs célèbres, parmi tant d’autres, qui se sont succédés  à Nice .

Les  Archives des studios de la Victorine sont de beaux souvenirs de temps révolus !

Pour clôturer les Archives des studios de la Victorine

Un mot sur la villa située sur le terrain des studios

La maison fut construite au début du XXème siècle.
Quand Sandberg et Nalpas prennent possession de la propriété ils garderont la villa.

Et c’est Rex Ingram, réalisateur américain, qui s’y installe en 1924, lorsqu’il prend la direction des studios.

On la voit bien dans des scènes de « La nuit américaine »

Aujourd’hui, elle accueille l’administration

Voilà à quoi elle ressemble aujourd’hui.

Continue Reading

L’Odyssée du Cinéma à Nice

L'Odyssée du Cinéma à Nice

L’Odyssée du Cinéma à Nice

L’Odyssée du Cinéma à Nice

Bonjour tout le monde !

Le week-end des 27, 28 et 29 septembre est une sorte de Journée bis du Patrimoine.

Tout un week-end consacré aux studios mythiques de la Victorine !

Mais pourquoi ce week-end exceptionnel ?

Les studios de la Victorine fêtent leur 100 ans cette année

La ville de Nice a décidé que toute l’année serait ponctuée d’événements en rapport avec le cinéma.

Carnaval, Festival du livre, Festival du jazz, ont pour thème le cinéma, pour les plus prestigieux événements niçois.

Mais nous avons  aussi des expositions, des projections de films de renommée internationale dans différentes salles de la ville, à des prix doux pour que tout le monde puisse en profiter.
Une belle année de culture et de partage.

Il faut noter qu’après être passée en différentes « mains », la ville de Nice a décidé de prendre en Régie les rênes des studios.

L’avenir nous dira si le pari est gagné, ou pas.

En tout cas, un beau défi à relever !

Que se passe-t-il donc dans la ville

Vendredi soir la cinémathèque projetait le film documentaire de Julien Donada et en sa présence.

Il nous dit « Qu’est ce qu’un Studio de Cinéma ?
C’est une multitude de hangars de différentes tailles posés sur un terrain vague. Aux Studios de la Victorine, on retrouve bien ces hangars, mais le terrain vague surplombe Nice et la mer. Le site n’est pas seulement remarquable, il est aussi habité par des fantômes qui m’ont toujours hantés. »

Le film est réalisé cette année et dure 62 minutes.

Un précieux témoignage du passé glorieux du site.

J’ai bien sûr assisté à la projection de ce film et au débat qui a suivi avec Julien Donada, lequel a rencontré et interviewé des figurants d’anciens films.

Emotion.

La visite guidée que j’ai suivie samedi, in situ, n’a été que plus attrayante !

Nice, berceau du cinéma

Le saviez-vous ?

C’est en 1896 que sont tournées les premières images animées du Carnaval, par les frères Lumière !

Comme partout ailleurs, à Nice, les premiers films sont des reportages. « Touristes revenant d’une excursion , 1897, par les frères Lumière

« Cortège présidentiel, place Masséna à Nice » 1901

« Monsieur le président de la République sur la Jetée-Promenade » 1901

Du fun quoi !

Mais bon… une révolution est en marche !

Ce qui fait la différence en faveur de Nice …

Eh bien oui c’est la qualité et la constance de la lumière !

300 jours de soleil par an. .. Oui je sais, j’ai beaucoup de chance !

La plupart des productions sont réalisées en plein air.

Allant toujours plus avant, la technique s’améliorant sans fin, il fallait trouver un lieu pérenne.

La petite mais longue histoire de la Victorine

L’origine des lieux

Le terrain de 7 hectares où sont situés les studios appartenait à Victor Masséna, 3ème duc de Rivoli et 3ème Prince d’Essling, dont l’aïeul, André Masséna, avait été élevé au titre de Maréchal d’Empire par Napoléon, en 1804.

C’était une terre horticole que son fils, André Prosper (je vous fais grâce des 3 autres prénoms…) avait nommée Victorine en souvenir de sa mère  qui s’appelait Victoire.

La naissance des studios

En 1919, il revend la propriété à deux producteurs Louis Nalpas et Serge Sandberg, qui y créent les studios de la Victorine.

Les lieux sont immenses, et deviennent l’un des principaux studios français et le lieu de tournage d’un très grand nombre de films.

Très curieusement on connaît bien les studios de Boulogne et Billancourt, beaucoup moins ceux de Nice.

C’est amusant… J’habitais à 50 mètres de ceux de Billancourt et 800 mètres de ceux de Boulogne

Aujourd’hui …. je suis à quelques stations de tram de la Victorine

Commence alors l’Odyssée du Cinéma à Nice

N’oublions pas que nous nous sommes à l’époque du cinéma muet…

Louis Nalpas est indépendant, producteur des films du même nom.

Il produit avec grand succès « La Sultane de l’amour » et décide de faire de Nice la capitale européenne du cinéma.

Serge Sandberg est adjoint de Charles Pathé…

Ce nom vous dit quelque chose ???

Les deux s’associent et créent les studios de la Victorine.

Les travaux commencent rapidement : terrassement, voirie, 4 studios (en verre pour laisser passer la lumière)ateliers, bureaux, laboratoires

La menuiserie est toujours en place et en activité.

L'Odyssée du Cinéma à Nice

Comme vous pouvez voir sur la photo d’archive, la menuiserie n’a guère changé…
La centrale électrique est toujours là mais totalement obsolète évidemment !

Mais c’est un beau témoignage du passé !

L’Odyssée du Cinéma à Nice et la grande Histoire se chevauchent

Tout d’abord le parlant

Avec le parlant la catastrophe arrive… les deux hommes sont dépassés…

Quand des acteurs, vedettes du muet, ouvrent la bouche… vaut mieux fuir…

Voilà que Paris et la France sont occupés.

Plus question de tourner à Paris

Nice est en zone « libre », sous tutelle italienne quand même, et tout le 7ème art se réfugie à Nice, libre (mais affamée).

Et oui, de part sa situation, Nice a des difficultés à s’approvisionner. (vous comprendrez plus bas pourquoi je souligne cette particularité)

Pour un temps (le temps d’une guerre…) la Victorine est en première ligne des tournages.

Ensuite les installations s’avèrent obsolètes

Pourtant, on tourne de grands films, car les Américains raffolent de Nice pour différentes raisons d’ailleurs

Cachets moins élevés qu’à Hollywood, pas des moindres !

La lumière naturelle est unique, 300 jours par an

Et surtout…. le puissant syndicat américain des employés techniques ne menace pas de se mettre en grève à tout bout de champ !!!

Comme toujours les difficultés financières mettent en péril une profession déjà « intermittente »

Les Enfants du Paradis sort en 1945

C’est un chef-d’oeuvre du cinéma français, devenu mythique, par Marcel Carné d’après un scénario de Jacques Prévert

  • Je m’appelle Garance
  • C’est joli
  • C’est le nom d’une fleur, rouge….
  • Rouge comme vos lèvres

Ce dialogue vous dit quelque chose ?

Bien que tourné pendant la guerre, le film sort en 1945.

Un exploit…. comme je vous disais, Nice est affamée et il manque de tout…

Sans rien, les techniciens réalisent des prouesses pour les décors.
La production recrute des milliers de figurants parmi la population locale.

La bonne aubaine, ils sont nourris.

Et c’est là que l’on réalise à quel point ce fut difficile : les poulets (vrais) disparaissent du plateau, discrètement, avant le tournage..

Mystérieusement le miches de pain se vident de leur mie et se retrouvent toutes légères …

Des conditions, donc, extrêmement difficiles et pourtant le film se fait ..

Sur la pellicule s’imprime un chef d’oeuvre du réalisme poétique, avec Arletty et Jean-Louis Barrault, inoubliables.

La Nuit Américaine de François Truffaut sort en 1973

Truffaut vient à la Victorine pour faire le montage de son dernier film et découvre que la Victorine serait un lieu magique pour un nouveau film..

Des décors sont tout prêts et peuvent resservir…

Il n’en faut pas plus pour le décider : il tournera un film dans un film, montrant ainsi les difficultés d’un tournage.

Alors que la Victorine connaît de grandes difficultés, c’est encore un chef d’oeuvre international qui sort des studios niçois.

Avec Jacqueline Bisset , Valentina Cortese , Alexandra Stewart, Dani, Nathalie Baye(c’est son 1er rôle) Jean-Pierre Aumont

Musique de Delarue qui crée une musique originale « Grand Choral », joué par l’orchestre philharmonique de Radio France

En 1974, le film obtient l’Oscar du meilleur film étranger, Oscar du meilleur réalisateur François Truffaut, Oscar du meilleur scénario, Oscar de la meilleure actrice de second rôle, Valentina Cortese,  8 fois nominé…

L’affiche en allemand

Le film a même un grand succès en Asie

L’Odyssée du Cinéma à Nice

Avec ses hauts et ses bas, la Victorine est passée entre diverses mains : françaises, américaines, avec plus ou mois de bonheur..

Elle a vu de grands metteurs en scène (Hitchcok) des films à grand succès (Le gendarme de Saint Tropez) Brice de Nice et tant d’autres…

Des acteurs non moins célèbres : Brigitte Bardot, Jean Louis Trintignant, Gérard Philippe (Fanfan la Tulipe) Mylène Demongeot, Jean Marais, Jean Cocteau … la liste est si longue

La pub, la télévision prennent possession des studios à une période…

Aujourd’hui, la ville de Nice a repris les rênes en Régie…

Attendons de voir ce que l’avenir réserve à ces studios magnifiquement situés au-dessus de la mer ….

En attendant, cette année 2019 est sous le signe du cinéma.

Tous les plus grands événements de l’année ont repris le thème pour notre plus grand plaisir.
C’est un enchantement de revoir « La nuit américaine »  projetée dans un des studios pendant ce week-end fabuleux.

Il y a de grands moments de cinéma qu’il ne faut ps oublier !

Et vous, vous aimez le cinéma ?

J’y vais régulièrement, j’ai même  un abonnement annuel pour être sûre de ne rien rater d’important, ainsi qu’à la cinémathèque extrêmement intéressante, avec des rencontres de metteurs en scènes, réalisateurs, journalistes spécialisés.
Toujours de grands moments de culture comme j’aime.

Je vais écrire une suite à  L’Odyssée du Cinéma à Nice.

Mon prochain article mettra en scène une série de photos d’archives des frères Mirkine.

Les Mirkine ont été longtemps les photographes officiels de nombreux films et ils ont une collection fabuleuse !

A très vite mes ami(e)s

Continue Reading